30/10/2016 14:59
Du vin "made in Paris". À des centaines de kilomètres des vignobles français, des "chais urbains" se lancent à Paris dans l'élaboration de vin, avec l'idée de faire revivre la tradition viticole francilienne au plus près de "là où les gens le boivent".
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Un employé des "Vignerons parisiens" à l'œuvre à Paris, le 19 octobre 2016.
Photo :  AFP/VNA/CVN

"C'est la première fois qu'une société privée presse du raisin dans Paris intra muros", indique Mathieu Bosser, l'un des fondateurs des Vignerons Parisiens. À ses pieds, un jus pourpre s'écoule du pressoir.

Le premier millésime est sorti l'an dernier, mais le jus avait été extrait sur les lieux de récolte, dans la vallée du Rhône, avant d'être vinifié à Paris. Le 2016 est, lui, pressé à l'arrière de la boutique de 200 m2 dans le quartier branché du Marais, dans le coeur de Paris. Les raisins sont arrivés trois semaines plus tôt, avant d'être stockés dans une des cinq cuves en inox, de 30 hectolitres chacune.

Ressusciter une production francilienne

Avant l'épidémie de phylloxera du XIXe siècle, "la région était un des premiers bassins de production français avec 44.000 hectares plantés, et il y a eu du vin fait sur l'île de la Cité (dans Paris), et en petite couronne", autour de la capitale, rappelle Adrien Pelissié, un des deux fondateurs de la Winerie Parisienne.

Il explique être guidé par un "intérêt pour la production en circuit court et la réimplantation de l'artisanat au coeur des villes", et souhaite "ressusciter le patrimoine viticole de Paris", avec l'objectif de produire "d'ici quatre à cinq ans un vin issu à 100% de l'agriculture francilienne".

Il y a bien déjà le vin du clos Montmartre, issu des vignes de la célèbre butte parisienne, mais la production reste confidentielle, avec moins de 2.000 bouteilles par an.

La Winerie Parisienne produit pour sa part environ 50.000 bouteilles annuellement, des assemblages de cépages de différentes régions pour une "signature innovante" mêlant, dit-elle, "gourmandise, intensité du fruit et équilibre".

Leurs homologues du centre de Paris, après 19.000 bouteilles en 2015, comptent en produire 35.000 en 2016: des monocépages (syrah, cinsault, grenache, grenache blanc) cultivés en bio ou biodynamie, axés sur la "fraîcheur".

Leurs vins se retrouvent chez certains cavistes et sur quelques tables bistronomiques ou de chefs étoilés (Piège, Alleno...).


AFP/VNA/CVN
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