13/01/2017 11:45
Au moins huit personnes ont péri jeudi 12 janvier dans un attentat suicide dans un quartier de Damas où se trouvent des bases militaire et des renseignements, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

>>Syrie : offensive du régime près de Damas, mise en garde d'Ankara
>>Attentat d'Istanbul : l'assaillant a combattu pour l'EI en Syrie
 

Des soldats sur le site d'un attentat suicide dans le quartier de Kafr Soussa à Damas, qui a fait moins morts le 12 janvier. Photo : AFP/VNA/CVN


Les attentats sont rares à Damas, bastion du régime de Bachar al-Assad qui combat depuis près de six ans les opposants en Syrie. La capitale syrienne est parfois la cible de tirs d'obus lancés par les insurgés qui tiennent des localités des environs.

"Un kamikaze a tué au moins huit personnes à Kafr Soussa", un quartier du sud-ouest de Damas, a précisé l'OSDH qui dispose d'un vaste réseau de sources dans le pays en guerre. Parmi les victimes, figurent quatre soldats dont un colonel, a ajouté l'ONG.

La télévision d'État syrienne a confirmé "une attaque terroriste perpétrée par un kamikaze qui a fait exploser sa ceinture explosive" près d'un club de sport et tué au moins sept personnes, sans autre précision.

Une partie du quartier de Kafr Soussa est une zone interdite, où résident des ministres ainsi que de hauts responsables de la sécurité et où se trouvent le QG des services de renseignements. Mais l'attaque s'est produite dans un autre secteur du quartier.

Le 16 décembre, une déflagration a secoué un commissariat de Damas quand la ceinture explosive d'une fillette de sept ans a été déclenchée à distance, faisant trois blessés parmi les policiers, selon le quotidien Al-Watan proche du pouvoir. C'était la première fois en Syrie qu'un enfant était utilisé pour commettre un attentat avec une ceinture explosive. En décembre 2011, deux attentats près des agences de sécurité à Kafr Soussa avaient coûté la vie à plus de 40 personnes.

 

AFP/VNA/CVN

Réagir à cet article
Commentaire:*
E-mail:*
Nom:*
Espace francophone
Les 55 ans d'un Département de français