07/02/2017 15:35
Critiquée de toutes parts pour son décret anti-immigration, l'administration Trump a affirmé le 6 février que la mesure relevait entièrement de "l'autorité du président" et dénoncé l'interprétation "très excessive" du juge fédéral qui en a bloqué l'application.
Le docteur Muhamad Alhaj Moustafa, citoyen syrien accueille sa femme de retour aux États-Unis, après un voyage à Doha, le 6 février 2017 à l'aéroport de Dulles en Virginie. Photo : AFP/VNA/CVN

La Maison Blanche fait face à une double offensive judiciaire et politique contre ce décret controversé qui bloque l'entrée des ressortissants de sept pays (Iran, Irak, Libye, Somalie, Soudan, Syrie, Yémen) pour trois mois et gèle pendant quatre mois l'accueil de réfugiés.

Ce décret migratoire "est un exercice légal de l'autorité du président sur l'entrée des étrangers aux États-Unis et l'admission des réfugiés", peut-on lire dans le document soumis lundi soir par le ministère de la Justice à la Cour d'appel fédérale de San Francisco.

Une nouvelle étape de cette bataille judiciaire doit se dérouler le 7 février à 15h00 locales (23h00 GMT) au cours d'une audience téléphonique des deux parties avec la Cour, qui doit statuer sur la décision de suspendre le décret sur tout le territoire américain prise le 3 février par un juge de Seattle, James Robart.

Donald Trump a promis le 6 février des "programmes forts" de contrôles aux frontières pour empêcher la venue du "terrorisme islamique radical" aux États-Unis, au moment où la décision la plus emblématique de son début de mandat est également contestée dans la rue et attaquée par les plus grosses entreprises de la high tech.

En visite au commandement militaire chargé du Moyen-Orient (Centcom), le président républicain a promis lundi de vaincre le "terrorisme islamique radical" et de ne pas le laisser "prendre racine dans notre pays".

Pour ce faire, "nous avons besoin de programmes forts pour que les gens qui aiment notre pays (...) soient autorisés à entrer, mais pas les gens qui veulent nous détruire", a expliqué M. Trump.

Facebook, Google, Microsoft, Twitter et Apple ont déposé dans la nuit d 5 au 6 février une requête en justice dénonçant les "dommages" causés par ce texte.

Au total, près de 130 entreprises se sont jointes à la plainte contre ce décret signé le 27 janvier par le milliardaire.
   
Test religieux
  
Côté politique, plusieurs hauts responsables de l'administration démocrate sortante, dont l'ex-secrétaire d'État John Kerry et l'ex-directeur de la CIA et secrétaire à la Défense Leon Panetta, ont aussi demandé le maintien du blocage d'un décret "mal conçu, mal mis en œuvre et mal expliqué".

Un malaise ressenti jusque dans le camp du président lui-même, d'autant qu'il s'est livré à une attaque en règle contre le juge James Robart, le qualifiant de "pseudo-juge" et l'accusant de sacrifier la sécurité du pays.

Mitch McConnell, chef de file des républicains au Sénat, a tenté de emporiser dimanche en expliquant que la justice faisait son travail et s'est démarqué du décret, craignant notamment que sa rédaction trop vague ne laisse la porte ouverte à "un test religieux".

AFP/VNA/CVN
    
 
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