13/01/2017 15:45
Fiat Chrysler est accusé d'avoir violé les lois américaines sur la pollution de l'air en dissimulant l'existence d'un logiciel équipant 104.000 de ses véhicules aux États-Unis, ouvrant la voie à un nouveau "dieselgate" après le scandale Volkswagen.

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Le PDG de Fiat Chrysler, Sergio Marchionne, le 9 janvier à Detroit.
Photo : AFP/VNA/CVN

Le groupe américano-italien a immédiatement rejeté ces accusations jeudi 12 janvier, récusé tout parallèle avec son rival allemand et exprimé le souhait de régler "équitablement" cette affaire avec la future administration Trump.

Selon les autorités américaines, Fiat Chrysler a installé le logiciel controversé sur des modèles Jeep Cherokee et Dodge Ram 500, fabriqués entre 2014 et 2016, mais n'aurait pas informé les autorités comme la loi l'y obligeait.

"Une fois encore, un grand constructeur automobile a pris la décision commerciale de contourner les règles et s'est fait attraper", a affirmé la patronne de l'agence californienne de l'environnement (Carb), Mary Nichols, qui participe à l'enquête avec son homologue fédéral de l'EPA.

Selon cette dernière agence, les véhicules Fiat Chrysler équipés de ces "auxiliaires d'émission" rejettent dans l'air un niveau "accru" d'oxyde d'azote (NOx), un gaz tenu pour responsable de nombreuses affections respiratoires.

L'EPA dit avoir découvert huit traces différentes de ce logiciel qui peut "altérer la manière dont un véhicule émet des polluants", selon son communiqué. "Le fait de dissimuler un logiciel qui affecte les émissions dans un moteur constitue une grave violation de la loi qui peut se traduire par une pollution néfaste de l'air que l'on respire", a commenté Cynthia Giles, une responsable de l'EPA.

L'agence environnementale dit avoir fait cette découverte en procédant à de nouveaux tests après l'aveu par Volkswagen, en septembre 2015, qu'il avait équipé 600.000 de ses voitures aux États-Unis d'un logiciel truqueur faussant le résultat des contrôles antipollution.

Selon l'EPA, FCA encourt des pénalités civiles supérieures à 4 milliards de dollars. L'agence assure toutefois qu'elle va continuer à enquêter sur "l'impact et la nature" du mécanisme et se garde pour le moment de parler d'un "logiciel truqueur" comme chez Volkswagen.

AFP/VNA/CVN


 

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