03/01/2017 14:49
Un premier contact est prévu mardi 3 janvier entre pouvoir et opposition sur les modalités d'application de l'accord signé le 31 décembre pour la cogestion de la République démocratique du Congo après la fin du mandat du président Joseph Kabila le 20 décembre.
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Des opposants congolais arrivent pour signer un accord de cogestion avec le pouvoir de la RD Congo, le 31 décembre à Kinshasa.
Photo : AFP/VNA/CVN

"Un premier contact dans le sens de déterminer les modalités de mise en application de l'accord est prévu mardi 3 janvier", a annoncé l'abbé Donatien Nshole, porte-parole de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco).

"L'accord étant déjà en vigueur depuis sa signature, nous avons convenu de discuter d'un arrangement particulier sur la composition du Conseil national de suivi de l'accord et du processus électoral (CNSAP), le mode de désignation des 28 membres de cet organe, de la composition du gouvernement" de transition, a confirmé Christophe Lutundula, signataire de l'accord pour le compte du Rassemblement (coalition de l'opposition menée par Étienne Tshisekedi).

"Pour notre famille politique (majorité), cet arrangement particulier doit régler cette question d'absence d'inclusivité de l'accord du 31 décembre", a déclaré le ministre des Médias, Lambert Mende, faisant référence au fait que toute l'opposition n'est pas signataire de l'accord.

La majorité au pouvoir avait signé sous réserve l'accord de sortie de crise sous l'égide de la Cenco, car dix délégués de l'opposition n'avaient pas apposé leurs signatures sur ce document.

Il s'agit des délégués du Mouvement de libération du Congo (MLC) de l'ancien vice-président de la République, Jean-Pierre Bemba, actuellement détenu à la Cour pénale internationale (CPI), et de certains négociateurs appartenant à la frange minoritaire de l'opposition.

Lors des discussions, le MLC avait exigé la présidence du CNSAP, accusant le Rassemblement d’Étienne Tshisekedi, l'opposant historique désigné comme président de cet organe, de s'être accaparé aussi du poste de Premier ministre pour la période qui va de la fin du mandat de M. Kabila à l'élection de son successeur, au plus tard fin décembre 2017.

Le compromis politique du 31 décembre entérine une décision de la Cour constitutionnelle qui autorise M. Kabila à demeurer au pouvoir jusqu'à l'élection de son successeur. Au pouvoir depuis 2001, Kabila est empêché par la Constitution de se représenter.

La RDC n'a jamais connu de transition pacifique du pouvoir depuis son indépendance de la Belgique en 1960.
 
AFP/VNA/CVN
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